Finding Frederick Prentice

Rédigé le 5 septembre 2015 par Phillippa Scarlett pour Indigenous Histories Cotraduit par Thierry Gerard et Emmanuel Le Guirriec Aides à la traduction: Emmanuelle Bramban, Loic Martin
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Frederick Prentice MM est mort à Katherine, dans le Territoire du Nord le 22 novembre 1957 oublié et sans famille ni amis. Sachant que Prentice avait dit a son collègue qu’il avait servit durant la première Guerre Mondiale, Le Chef de la Police temporaire du Territoire du Nord a demandé à la base de L’Australian Imperial Force (AIF) les enregistrements pour aider à identifier ses plus proches parents. Les informations que la police détenait déjà étaient que cet homme était pour moitié Maori et était mort d’une attaque cardiaque. En fait selon Eric Catterall, qui descendait d’une branche de la famille adoptive de Prentice, il a été aussi enregistré comme ayant une brûlure au second degré sur un coté de son corps; résultat d’une chute dans un feu de camp, un phénomène pas rare. Les enregistrements de base permirent d’identifier Prentice, mais en 1958, tous les liens avec sa famille avaient disparu.
Prentice a rejoint l’AIF en mai 1915 et a servit en France avec le 12ème bataillon et plus tard avec le 1er bataillon de pionnier. Son enrôlement réussi est un autre exemple de l’application incohérente des dispositions prises par les Lois de la Défense qui interdisaient l’enrôlement des hommes “n’ayant pas d’origine européenne". Frederick n’était pas Maori mais Aborigène. En juillet 1916, il a été décoré de la Médaille Militaire (Military Medal) pour ses actions dans la ferme du Mouquet à Pozières (cf: bataille de Pozières 7 août 1916). Ici, il a montré un grand courage, des capacités et habilité à ramener des mitraillettes et munitions a travers la ligne ennemie dans le noir en terrain accidenté. Des articles dans le journal South Australia montrent ses adieux avant de partir sur le front en 1915.
Il y avait une grosse assemblée dans la résidence de Mr et Me J.Penna Yunta, le 15 juillet, pour faire ses adieux à Mr F. Prentice qui part bientôt pour le front. Des chants et discours ont été donnés par Mesdemoiselles Ethel Penna, Kornell Fitzgerald, May et Evelyn Penna, et messieurs Prentice, Patman et Penna. Avant son enrôlement, Mr Prentice était employé dans la station de Manunda. Mr Penna, au nom de toutes les personnes présentes, a souhaité à Mr Prentice et à un camarade de voyager sans encombres, ses voeux de bon voyage et un retour sain et sauf. Mr Prentice a répondu en son nom et en celui de son ami. Tout le monde était présent à la gare pour voir le départ des garçons. Chronicle
24 juillet 1915 p.46 Prentice qui était un athlète, excellent au football australien, au cricket et à la course, faisait bonne figure dans son uniforme; près de 1 mêtre 80 de haut et bien battit d’après les détails enregistrés dans son attestation. Quatre ans après son retour sain et sauf a été enregistré par un autre document. Parmi les soldats qui sont revenus à Wallaroo samedi dernier, était present le Cpl. F. M Prentice. Prentice, M.M, qui est natif du Territoire du Nord et a été associé plusieurs années avec Mr et Me Kell au bureau de poste local, anciennement résidents de l’état du Territoire du Nord. Cpl Prentice est un bel homme, et son allure virile a recolté les applaudissements émanant de la grande foule venue les à la station pour les accueillir. Il a été en service Actif durant 4 ans et était rataché a la section des mitrailleurs. Il considera son retour sain est sauf comme une providence. Deux fois, six hommes de la section des mitrailleurs (composée de 7 hommes) ont été tués par le feu de l’ennemi, seul il reussit à s’échapper à chaque fois. T h e K a din a a n d W alla r o o Tim e s 4 juin 1 9 1 9 p 2
Frederick Prentice est né vers 1894 à Powell Creek, Territoire du Nord. Son père, Alfred Leslie Prentice était juge de Paix à Powell Creek au moment de sa naissance. Alfred venait du Victoria et fût tour à tour gardien de troupeau, fermier, propriétaire terrien et entrepreneur postal dans le Territoire du Nord. Sa mère était une femme Aborigène non identifiée à ce jour. Le nom Prentice est associé à plusieurs personnes Aborigènes nées en 1900 et vivant à Elliot près de Powell Creek et Newcastle Waters et appartenant au clan Tjingili/Jingali. Cela suggère que Frederick n´était pas le seul enfant d’Alfred. Sa mort en 1916 ne fût probablement pas connue de Frederick qui servait alors en France. Frederick passa sa tendre enfance à la station télégraphique terrestre de Powell Creek auprès de chef de station Walter (Dan) Kell et sa femme Isabella née Birkett, arrivés là en 1896. Les Kells n’avaient pas d’enfant et avait adopté Frederick et une autre fille Aborigène. Isabella qui avait 43 ans lorsqu’elle
épousa Kell, son second mari, était infirmière et une matrone autrefois respectée de l´hôpital Palmerstonn.
La maison dans laquelle Frederick vivait avant 1905, avant qu’il ne démenage en Australie du Sud était caractérisée par son atmosphère confortable et conviviale. Ceci a été décrit par les anthropologues Spencer et Gillen lorsqu’il sont restés chez les Kells en 1901 durant leur expédition dans le centre de l’Australie. Spencer, dans son journal a déclaré que :
Mr et Me Kell nous a reçus avec énormément de gentillesse si bien que nous nous sentions comme chez nous. La station est vraiment jolie avec un magnifique jardin. Ainsi Gillen décrivit Powell Creek dans Camp Jotting Vol.3
Il y a un air de confort dans cette station, ce qui contraste avec les camps de célibataires de Tennant et Barrow Creek. Les verandas sont grandes et parsemées de grands canapés, ce qui présente un espace accueillant pour le voyageur fatigué… Cette station pittoresque est située sur les berges du ruisseau Powell Creek juste à la jonction d’un ruisseau nommé Kintore; Si l’on regarde vers le nord, les yeux s’arrêtent sur une scène de végétation tropicale luxuriante. Autour d’une source du ruisseau poussent une variété d’arbres, dont l’un d’entre eux est un arbre très fin, bauhinia, tout juste à coté de nous. Derrière ces arbres surgissent une rangée de bananiers, dont certains portent des grappes de fruits jaunes accrochées à eux, le tout illustrant décidément une image plaisante et rafraîchissante après la grisaille aride de la piste. Dans l’après midi, je me promène gentiment avec Me Kell dans le jardin et nous mangeons des bananes fraîchement cueillies des arbres… Nous discutions à propos de Mr et Me Kell et sommes mis d’accord pour dire que ce sont des braves gens et nous regrettons de ne pas pouvoir trouver d’excuse pour consacrer un mois ou deux à la tribu Chingili et aux Kells. p 269


Scène de jardin à la station de Powell Creek. La femme assise est probablement Isabella Kell qui était la seule femme blanche vivant aux environs de Powell Creek; Walter Kell (au centre) et ‘Wallaby’ Holtze (à droite). Identification Eric Catterall . Northern Territory Collection , State Library of South Australia La raison de la visite de Spencer et Gillen à Powell Creek était d´étudier les Aborigènes de la région, les Tjingili. Plusieurs d’entre eux campaient près de la station. Spencer a pris beaucoup de photos de l´endroit et et de certaines personnes. Il enregistra aussi des cérémonies qui se déroulaient chaque jour d ´après lui. Les photos incluaient un jeune Aborigène et son chien. Il portait des vêtements de style européen et est certainement Frederick Prentice. Sa façon de s’habiller comparée aux autres sujets de Spencer souligne sa séparation à sa culture.

Détail d’une photographie de la station de Powell Creek en 1901. L ´image complète apparait p.449 du livre Across Australia
de Baldwin Spencer et F. J.Gillen. Cette photo et d´autres prises par Spencer à Powell Creek dont celles de la soeur de Frederick peuvent être vues sur le site web ‘Spencer and Gillen. A Journey through Aboriginal Australia’ Visitant aussi Powell Creek en 1901, l’Eveque de Carpantaria a parlé de Frederick et de sa soeur.
Mr et Me Kell avec leurs 2 enfants de “demi-caste”, dont l’Evèque de Carpentaria (Dr. Gilbert White), qui a visité Powell’s Creek en 1901, a écrit dans son journal daté du 7 juillet: “A la prière du matin, j’ai baptisé deux enfants de “demi-caste”. L’avenir de ces demi-castes est une question sérieuse. Quand ils sont jeunes, ils reçoivent souvent une sorte d’éducation et de formation, mais le danger est qu’ils peuvent être jetés dans le camp des noirs lorsqu’ils sont trop vieux pour être traité comme des enfants.” Mr et Me Kell on déterminé que leurs enfants adoptés, dont l’intelligence est remarquable, devraient être eduqués dans les meilleures écoles disponibles. Advertiser 17 Aout 1905.
These words echo the fear of ‘the blacks camp’ commonly held by white Australians and the belief that ‘half caste’ children should be separated as soon as possible from what was perceived as the camp’s pernicious influence. These were the justifications used in the 19th and 20th Australia for removal of children of lighter skin – a process championed by the churches of all denominations. The Protector of Aborigines South Australia (who was also responsible for the Northern Territory) noted with satisfaction in his 1909/1910 report that Ces mots font référence à la crainte des “camps de Noirs” communément tenus par des Australiens Blancs et à la croyance que les enfants de “demicaste” doivent être séparés, aussi tôt que possible, de ce qui était perçu comme une influence pernicieuse de ces camps. C’étaient les justifications d’usage au 19ème et 20ème siècle en Australie pour le retrait des enfant ayant une peau plus claire; un processus défendu par les église de toutes confessions. Le Protecteur des Aborigènes d’Australie Méridionale (qui occupait également ce poste dans le Territoire du Nord) a noté avec satisfaction dans son rapport que: Durant l’année, plusieurs enfants de “demi-caste” ont été séparés des camps de noirs et placés sous la vigilance et le contrôle du Département d’Etat des Enfants (State Children’s Department) avec beaucoup de résultat encourageants… [ils] seront, je me sens confiant, des éléments moteurs de la communauté, car ils ne connaissent rien aux habitudes des aborigènes et auront une profession. Plusieurs lettres sont parues dans la presse en opposition à la séparation de ces enfants de leur environnement cruel, mais je pense que ces rédacteurs n’ont pas bien saisi la gravité du problème rencontré en Australie Méridionale et quelques autres États. P.1
Il continue d’insister sur:
La nécessité de prendre des mesures pour convertir ces gens afin qu’ils deviennent des membres utiles à la communauté, au lieu de de les autoriser à grandir dans ces camps, où ils acquièrent les habitudes paresseuses des aborigènes qui les disqualifient de toute occupation régulière.
Les actions des Kell bien qu’alignée sans aucun doute avec cette pensée, avaient une vision personnelle. Non seulement, il est peu probable qu’ils aient pu avoir des enfants mais Alfred Prentice était un ami des deux protagonistes;
Walter Kell et son frère dans la Loi (loi Aborigène) Waldemar ‘Wallaby’ Holtze qui vivait aussi à Powell Creek. Ce que nous ne savons pas, c’est dans quelles circonstances Frederick vivait avant sa compagnie avec les Kells. Il aurait pu vivre avec son père ou ce qui est plus probable, dans l’un des camps Tjingili voisins. Les allées et venues de sa mère qui était probablement une femme Tjingili, ses désirs ou même si elle était encore en vie quand Frederick a rejoint les Kells sont également inconnus.
En 1905, la vie de Frederick a changé. Les Kells ont déménagé à Adelaide quand Walter Kell devint responsable télégraphiste à Unley et fidèles à leur parole et sans aucun doute, à la plus grande satisfaction de l’Evêque, ont envoyé Frederick au Lycée de Kyre, l’ancien Lycée Écossais de Unley. Sur place, il excella en athlétisme et remporta un prix pour la musique. En 1914, quand Frederick avait 20 ans, Walter Kell a été nommé receveur des postes à Wallaroo aussi en Australie Méridionale. Frederick, qui en 1915 travaillait comme manoeuvre à la station de Manunda a déclaré à la poste de Wallarroo que sa soeur Isabella Kell était une proche parente quand il a été enrôlé en mai. Ceci indique bien son rapport continu avec sa famille adoptive.
Eric Catterall et Christine Cramer dont l’arrière arrière grand oncle était Walter Kell ont suivi la vie de Frederick via les listes électorales, articles de presse et enregistrements de son service. Cela montre qu’il est revenu à la station de Manunda après la guerre et y séjourna jusqu’en 1926 au moins. C’est peut être une coïncidence mais c´est l’année de la mort de Isabella Kell. Walter Kell mourut en 1919. L’engagement de Frederick dans la communauté est démontré en 1926 par sa nomination comme préposé au pesage aux courses de Yunta. En 1930, il a travaillé comme mineur à Kalgoorie où il est resté treize ans. Durant les années 1930, il a participé à la vie sportive locale comme équipier de valeur. Il a joué au cricket et fut un bon batteur pour l’équipe de Kookunie Cricket Club et tout aussi bon comme joueur pour Shenton dans l’équipe de Menzie Football Association, en compétition. Des commentaires comme ceux d’un officiel disant que “ tant que F. Prentice sera dans la mêlée, il aura une équipe qui les fera tous valser pour le triomphe et la victoire” attestent la qualité de son jeu et sa réputation. Il fut également membre syndiqué à l’Australian Workers Union (Union des Travailleurs Australiens) au moins jusqu’en 1940 et fut représentant des unités de travailleurs agricoles pour Comet Vale en 1937.
Entre 1943 et 1957 sa vie paraît moins stable. Pendant cette periode, il a travaillé dans les mines à Westonia, Comet (Marble Bar) et Blue Spec (Nullagine) où en 1951 il fut décrit comme “un vieux briscard”. Son nom ne figure plus dans les listes électorales après 1958, l’année suivant sa mort. Les informations fournies aux archives de l’AIF durant cette année par la Police du Territoire du Nord le dépeignent comme quelqu’un de sobre et solitaire.
Cette personne est allée uniquement à Katherine environ trois semaines et n’a pas été en compagnie d’autres personnes dans la ville ou fréquenté d’hotels. Il était connu par une seule autre personne dans la ville, un dénommé Weatherall qui a déclaré que cet homme était appelé Fred Prentiss et qu’il avait travaillé avec lui à plusieurs endroits en Australie Occidentale. Cependant, il ne savait rien du passé de Prentiss, d’où il venait, s’il était marié ou le nom de son plus proche parent mais il a dit que Prentiss lui avait dit qu’il était à la 1ère Guerre Mondiale et servait dans le régiment d’Australie Meridionale.
Les archives de l’AIF qu´à pu communiquer le surintendant, ne contiennent pas plus d’informations sur son état de service. Ses parents adoptifs étant morts trop tôt et probablement aussi sa soeur et le fait que les Kells n’aient pas d’enfant naturels signifie qu’il n’a pas de parent biologiques connus. Il n’y a pas de preuve que Frederick fut marié ou eu des enfants. Il semble avoir vécu une vie solitaire se déplaçant dans les villes minière d’Australie Occidentale avant sa mort dans le Territoire du nord. L’histoire de Frederick Prentice a des similitudes avec celle des Aborigènes en service durant la première Guerre Mondiale, comme William Punch, Georges Aitken et Douglas Grant. Tous ont été séparés de leur famille Aborigène et de leur culture lorsqu’ils ont été amenés à leurs familles Européennes.
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Aitken et Punch décédèrent durant la première Guerre Mondiale. Douglas Grant a survécu. Comme Prentice, il a perdu sa famille adoptive, le laissant pratiquement seul famillialement parlant. Prentice et Grant furent tous les deux des hommes de caractère, des athlètes et des personnes éduquées et non mariés. Ces deux hommes ont occupé des postes qui montrent qu’ils avaient la confiance des autres; Grant comme porte parole dans les camps allemands où il fut prisonnier et plus tard secrétaire du club sportif de Lithgow RSL et Prentice comme officiel de la course de chevaux de Yunta et représentant syndical des travailleurs agricoles. Comme tout Aborigène élevé dans un monde de blancs et dans l’impossibilité de se connecter à leur aboriginalité, leur famille, et leur culture, la vie de ces deux hommes était parsemée d’éléments profonds et tragiques.
On peut quasiment affirmer que Grant et Prentice ont été victimes des préjudices racistes de la part des Australien Blancs. Les rapports décrivant le départ de Frederick et son retour en Australie montrent quelqu’un de respecté et faisant partie intégrante de la société dans laquelle il vivait. Paradoxalement, ils ne font pas référence à son aboriginalité mais mentionnent ses amis et parents adoptifs. Cette situation a malheureusement continué quand il a travailler en Australie Occidentale, mélangé à des gens qui ne connaissaient rien de lui ni de sa famille, en dépit de ses qualités personnelles
qui lui conféraient une certaine reconnaissance comme sportif et syndiqué. Séparé à la fois de ses familles Aborigène et adoptive, il aura été bien seul.
Ce qui est différent à propos de l’expérience de Douglas Grant avec celle de Frederick Prentice est que Frederick Prentice a passé le début de sa vie en vivant à proximité des camps Tjingili avec son peuple, à portée de voix des cérémonies mais à distance de par son adoption dans une famille blanche. Ceci le différencie de Grant qui a vécu en Nouvelle Galles du Sud en venant du Queensland, loin de son peuple et rend cette tête solennelle de petit garçon, montrée a plusieurs reprises par les photographies de Spencer, encore plus poignant.
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Walter Kell distribuant de la farine aux hommes du clan Tjingili a Powell Creek, 1902 Chronicle novembre 1902 p.42
L’adoption de Frederick par les Kells sans enfants, ne laisse aucun doute quand au coté affectif qu’ils avaient et l’on peut considérer comme ambigue et discridibilisante la phrase “Dans le meilleur interêt pour l’enfant”. Par son “sauvetage” de la vie des camps, son adoption a satisfait les sensibilité des gens conscients des détails du coté blanc de son patrimoine. Il a été éduqué et été employé de manière securitaire comme le souhaitaient des personnes comme l’Evèque de Carpentaria mais dans le même temps, on lui a refusé l’accès à sa culture et sa famille élargie. C’est impossible de connaitre combien différente sa vie aurait été mais il est probable qu’il aurait pu éviter un effacement par l’état, qu’il aurait pu avoir un sens à son identité et une absence de solitude et de déconnexion inéhrante aux circonstances de sa mort.
Au 21ème siècle, grace aux recherches intensives produites par Eric Catterall et Christine Cramer, une partie de son histoire a été mise au jour. Ces recherches en cours ont été initialement lancées suite à des commentaires lors d’une réunion de famille en 1991 où il était dit que Isabella Kell avait adopté deux enfants Aborigènes, et qu’elle a eu des résultats riches. Bien sur beaucoup de chose manque, mais grace aux résultat de leurs efforts il est maintenant possible de se faire une idée de l’homme, des forces qui l’ont façoné et affecté sa vie.
Un autre filon reste à explorer. Il est concevable que des descendants d’Alfred Prentice vivent encore aujourd’hui. L’existence d’autres Aborigènes nommés
Prentice dans le Territoire du Nord suggère qu’il est possible de trouver une trace de quelques Aborigènes qui furent en relation avec son fils Frederick.
En 2014, Frederick Prentice se trouve dans une tombe anonyme dans le cimetière de Katherine. Des initiatives sont prises pour identifier sa pierre tombale, enregistrer son histoire et ses faits de guerre. Peut être sera-t-il aussi possible de retrouver les membres de sa famille Prentice qui pourraient visiter sa tombe, ce qui serait une reconnaissance tardive de sa famille et de son identité.
Je voudrais remercier Eric Catteral et Christine Cramer pour m’avoir alertée à propos du passé de Frederick Prentice et pour le partage de leur recherche, sans quoi cet article n’aurait jamais été écrit
Philippa Scarlett

5 septembre 2014